â€ïž Quand la vessie parle au nom du cĆur
Une Ă©tude japonaise a montrĂ© que les personnes se levant au moins une fois par nuit pour uriner avaient 40% plus de risque de dĂ©velopper de lâhypertension. En cas de dĂ©faillance cardiaque dĂ©butante, les fluides stagnent dans les jambes pendant la journĂ©e, puis remontent vers les reins en position allongĂ©e, dĂ©clenchant une production accrue dâurine. RĂ©sultat : des allers-retours incessants entre le lit et les toilettes.
Ce cercle vicieux Ă©puise Ă la fois le cĆur et les reins, dĂ©rĂšgle lâĂ©quilibre hydrique et aggrave la tension artĂ©rielle. Ă long terme, un sommeil fragmentĂ© accentue les dĂ©sordres mĂ©taboliques, accroĂźt le stress oxydatif et fragilise encore plus lâorganisme.
đ§ Le rĂŽle discret mais puissant du sel
LâĂ©tude souligne aussi lâimportance de lâalimentation, notamment la consommation de sel. Les participants ingĂ©raient en moyenne 10 g par jour, soit le double des recommandations de lâOMS. Cet excĂšs favorise la rĂ©tention dâeau, augmente le volume sanguin et surcharge les reins. La consĂ©quence directe ? Une vessie qui se met Ă ârĂ©clamerâ son vidage en pleine nuit.
Pour limiter cet effet, mieux vaut réduire progressivement le sodium : éviter les plats préparés, goûter avant de resaler, et utiliser des herbes ou des épices pour donner du goût.